Décadence romaine ou Antiquité tardive ? IIIe- VIe siècle by Henri Irénée Marrou

By Henri Irénée Marrou

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Beyond Morphology: Interface Conditions on Word Formation (Oxford Studies in Theoretical Linguistics)

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Comment s'étonner de la place qu'occupent, dans l'art de cette antiquité tardive, le cirque et les chevaux, thèmes favoris tour à tour traités de façon réaliste ou symbolique. Ces spectacles, ces jeux demeurent bien l'une des composantes essentielles de la vie civilisée, de la vie romaine. On les voit résister aux bouleversements dus aux invasions barbares. Au moment de la terrible catastrophe qui frappe Rome en 410, saint Augustin nous montre les réfugiés, à peine échappés au péril et heureusement parvenus dans la tranquille Afrique, se hâter de demander le programme des spectacles et se passionner au théâtre pour les jeux des histrions; Salvien nous montre la noblesse de Trêves, au lendemain d'un troisième pillage de la ville par les Germains (vers 420), alors que l'ordre romain est à peine et précairement rétabli, réclamer aux autorités la reprise des courses du cirque .

Dans l'image qui nous est transmise de la classe dirigeante, la possession de cette culture prestigieuse compte autant que la richesse foncière et la participation au pouvoir politique. Ce qui le prouve bien, c'est que la culture seule permet à quelques parvenus de se glisser dans les rangs de la haute société et d'y obtenir droit de cité, comme le montre la carrière de ces grands professeurs, d'assez humble origine, dont le plus célèbre fut saint Augustin. La culture — en grec paideia, en latin humanitas — reste comme à l'époque hellénistique « le bien le plus beau et le plus précieux que nous possédions dans cette vie ».

L'historien le constate avec étonnement : il n'y a pas de différence notable entre le contenu et les méthodes de l'enseignement, ni entre les formes de la vie intellectuelle dans l'antiquité tardive et ce qu'on observait dans la civilisation hellénistique et romaine du Haut-Empire. Dans l'image qui nous est transmise de la classe dirigeante, la possession de cette culture prestigieuse compte autant que la richesse foncière et la participation au pouvoir politique. Ce qui le prouve bien, c'est que la culture seule permet à quelques parvenus de se glisser dans les rangs de la haute société et d'y obtenir droit de cité, comme le montre la carrière de ces grands professeurs, d'assez humble origine, dont le plus célèbre fut saint Augustin.

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